reconfortmigraine

 

Brèves novembre 2016 reconfortmigraine

Traitement de la migraine chez l’enfant : Chez les enfants, les caractéristiques de la migraine sont similaires à celle des adultes mais souvent) tous les critères ne sont pas présents, les crises sont plus courtes, il peut exister des équivalents migraineux (cf brèves de ). Ainsi, les traitements spécifiques n’interviennent qu’en deuxième ou troisième recours. « Il est conseillé de traiter la crise en utilisant un anti-inflammatoire à visée antalgique à base d’Ibuprofène dont la dose est adaptée au poids de l’enfant. En cas d’échec, l’utilisation de l’Imigrane spray nasal (10 à 20 mg) est efficace chez l’adolescent de 12 à 17 ans. Le Gynergène peut être utilisé mais en évitant toute prise fréquente. Mais les dérivés ergotés disparaissent progressivement et nombreuses ruptures de stock.

Chez l’enfant, un traitement médicamenteux de fond ne doit intervenir qu’en cas d’échec des traitements non pharmacologiques fondés sur la relaxation et les thérapies cognitives et comportementales, s’ils sont acceptés. L’emploi de produits de phytothérapie peut être une aide importante (euphytose, spasmine, grande camomille). A partir d’un certain âge des produits type Sanmigran, Nocertone, propranolol peuvent être utilisés.

Il faut faire attention à l’automédication basée sur une surconsommation d’antalgiques qui peut favoriser l’apparition de migraine transformée. En cas de migraine fréquente une prise en charge rapide est conseillée.

Brèves réconfort migraine octobre 2016

Novartis annonce l’étude de phase III d’ AMG 334 qui diminue considérablement le nombre mensuel de crise de migraine chez les personnes souffrant de migraine épisodique

  • ARISE, première étude pivot de phase III d’AMG 334 (erenumab) dans la prévention de la migraine épisodique, montre une réduction statistiquement significative de jours de migraine par mois vs placebo
  • Les personnes ayant une expérience de migraine épisodique jusqu’à 14 jours de migraine par mois , perdent une partie importante de leur vie à cette maladie débilitante
  • AMG 334 est co-développé par Novartis et Amgen

Résultats positifs de topline ARISE, la première étude de phase III évaluant l’efficacité et la sécurité d’AMG 334 (erenumab) 70mg sous – cutanée mensuelle dans la prévention de la migraine épisodique. L’étude a atteint le critère principal, ce qui démontre une réduction statistiquement significative de la ligne de base en jours de migraine par mois chez les patients traités par AMG 334 par rapport au placebo à 12 semaines.  spécifiquement conçu pour prévenir la migraine en bloquant le récepteur calcitonine Peptide Gene-Related (CGRP) qui est censé avoir un rôle crucial dans la médiation de la douleur incapacitante de la migraine.

CGRP et migraine : la  crise migraineuse est causée par une inflammation à l’intérieur du crâne, autour des artères et des méninges. Cette inflammation est déclenchée par le cerveau lui-même en réponse à certains déclencheurs. Le signal électrique du cerveau fait relâcher des substances irritantes près des méninges et des artères, ce qui cause le mal de tête.

Une de ces substances irritantes se nomme CGRP (calcitonin gene related peptide). Le CGRP est en quelque sorte un poivre de cayenne naturel contenu dans les nerfs sensitifs.
Imaginez qu’on puisse bloquer le CGRP, en théorie l’inflammation serait empêchée, et les migraines seraient abolies? Mais comment bloquer un peptide (molécule) dans le cerveau? La réponse: avec un anticorps.

Les anticorps sont ces agents du système immunitaire qui ressemblent à des étiquettes. Lorsque le corps identifie une menace, il l’identifie avec un anticorps, et le système immunitaire le détruit. Les anticorps sont très importants dans la gestion des infections, mais peuvent causer des maladies auto-immunes s’ils s’attachent aux structures de notre propre corps.
Bref, si on neutralise le CGRP avec un anticorps spécial, peut-être pourrait-on traiter les migraines de façon efficace, en s’attaquant à la fin de la cascade. L’anticorps empêcherait le CGRP de faire son action irritante. Plus de poivre de cayenne, plus d’inflammation, plus de douleur! Plus de migraine?

Des anticorps contre le CGRP : ils ne peuvent être pris par la bouche et sont donc injectable. Les effets secondaires entrainés des abandons de recherche. Le traitement Novartis étant un anticorps monoclonal humanisé, le risque d’effets secondaires parait faible.

Brèves août 2016

Hypertension intracrânienne idiopathique : pathologie rare survenant le plus souvent chez des jeunes femmes en surcharge pondérale, elles donnent des céphalées violentes qui doivent faire éliminer en premier une tumeur cérébrale, un AVC ou une phlébite cérébrale. Les examens scanners et IRM pouvant être normaux, le diagnostic de migraine peut être posé à tort.

L’existence d’un oédème au F.O. redresse le diagnostic, parfois seulement l’apparition de troubles visuels déficitaires graves. En pratique bien analyser un tableau de céphalée même si le scanner est normal.

Brèves juillet 2016

Céphalées coïtales : anciennes dénommées céphalées sexuelles, il en existe deux types, la céphalée préorgasmique sourde avec sensation de tension musculaire et sans rapport avec une autre maladie.

Le deuxième type, la céphalée orgasmique sont le plus souvent des céphalées primaires, mais avant de l’affirmer il faut éliminer plusieurs diagnostics. Elle est explosive, une fois sur deux elle peut survenir chez un patient présentant des céphalées d’effort.

Le premier diagnostic est celui d’hémorragie méningée (saignement qui survient dans les méninges), le deuxième une dissection artérielle (atteinte de la paroi d’une artère avec création d’un hématome de paroi ou d’un double chenal, parfois d’une obstruction de l’artère) et le troisième un tableau de vasoconstriction artérielle réversible. D’autres diagnostics sont possibles mais plus rares, ceux de toutes les céphalées en coup de tonnerre.

L’ensemble des ces diagnostics est accessible avec une IRM qui va aussi étudier les vaisseaux (ARM). L’accès à cet examen étant difficile en France, il est parfois conseillé de faire en premier un scanner sans injection pour éliminer une hémorragie.

BRÈVES juin 2016

La migraine vestibulaire

Les vertiges sont plus fréquents chez les personnes souffrant de migraine. Un vertige étant sur le plan médical une anomalie visuelle, le plus souvent le décor tourne devant le regard. Environ 25 à 70% des personnes qui ont la migraine, ont une forme de vertige. Le vertige peut précéder la phase de céphalées comme dans une migraine avec aura mais aussi être isolé et dépasser la durée d’une heure.

Diagnostic

La relation de ces vertiges à la migraine ne est pas toujours évident. Il est plus souvent retrouvé chez les personnes ayant une hypersensibilité vestibulaire : au mal des transports en particulier.

Le diagnostic peut être retenu si le diagnostic de migraine est posé et que le patient a fait au mois 5 épisodes vertigineux. Le diagnostic différentiel est la maladie de Ménière (crises de vertiges avec acouphènes et surdité en rapport avec une surpression dans l’oreille interne).

Traitement : celui de la migraine

BREVES février 2016

Equivalents migraineux de l’enfant

Les équivalents migraineux

Trois syndromes périodiques de l’enfance ont été intégrés comme des précurseurs de la migraine :

1 – Crise de vertige paroxystique bénin
· Accès brusque de vertige sévère durant de quelques minutes à quelques heures avec résolution spontanée. Un nystagmus et des vomissement peuvent être présents
· L’EEG et l’examen neurologique sont normaux

2 – Crise de migraine abdominale
· Crise durant de 1 à 72 heures
· D’intensité modérée ou sévère
· De caractère sourde ou irritative
· De localisation médiane ou péri-ombilicale ou mal localisée
Possédant 2 des 4 caractéristique suivantes :
· Pâleur
· Perte d’appétit
· Vomissement
· Nausées

3 – Crise de vomissement cyclique
· Accès épisodiques et stéréotypés d’intenses nausées et vomissement dont la durée varie de 1 à 5 jours
· 4 épisodes de vomissement par heure pendant une heure au moins.
· Aucune autre manifestation entre les crises

Le traitement de ces formes est le même que celui d’une crise de migraine.

BREVES MIGRAINE Janvier 2016

Triptans et antidépresseurs

Les rapports suggèrent que la combinaison de médicaments contre la migraine appelés triptans avec certains antidépresseurs – y compris les inhibiteurs sélectifs de recapture de la sérotonine (ISRS) et la sérotonine et noradrénaline (IRSN) – peuvent augmenter le risque d’une affection grave appelée syndrome sérotoninergique.

Le syndrome sérotoninergique se produit quand votre corps a trop de sérotonine, qui est un produit chimique présent dans votre système nerveux. Les triptans, les ISRS et IRSN soulèvent naturellement les niveaux de sérotonine. Lorsque ces médicaments sont pris ensemble, il entraîne des niveaux beaucoup plus élevés de sérotonine dans votre système que vous ne rencontrez si vous preniez un seul de ces médicaments. Heureusement, le syndrome de la sérotonine semble être rare chez les personnes qui prennent des triptans et les médicaments antidépresseurs.

Les signes et symptômes du syndrome sérotoninergique se produisent en quelques minutes à quelques heures et peuvent inclure:

Nausées, vomissements et diarrhée

Fièvre

Augmentation du rythme cardiaque (tachycardie)

Les variations de la pression sanguine

Des réflexes (hyperréflexie)

Extrême agitation ou nervosité

Hallucinations

Perte de coordination

Saisies

Coma

Si vous présentez des signes ou des symptômes du syndrome sérotoninergique, consulter immédiatement un médecin. Sans traitement, un syndrome sérotoninergique peut être fatale.

Il peut également y avoir un risque d’interactions entre d’autres antidépresseurs et des médicaments contre la migraine. Antidépresseurs appelés inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) peuvent provoquer une augmentation du niveau des triptans dans votre sang et ralentir la dégradation de la sérotonine.

Si vous prenez des médicaments contre la migraine et les antidépresseurs, parlez-en à votre médecin, surtout si vous remarquez des changements dans votre santé. Ne pas arrêter ou changer les doses de l’un de vos médicaments sur votre propre.