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Brèves migraine octobre 2019

Les anticorps monoclonaux ont été étudiés en particulier dans les maladies migraineuses sévères. Le traitement déjà commercialisé dans le monde entier sauf la France est l’Aimovig. Son efficacité est très satisfaisante et de plus il s’agit d’un anticorps monoclonal humain dont le risque thérapeutique parait mineur.  Sa commercialisation en France est probablement retardée pour gagner du temps sur le remboursement.

Un anticorps monoclonal anti-CGRP testé dans un essai randomisé

Brèves juillet 2019

Le galcanezumab est un anticorps monoclonal humanisé qui se lie sélectivement au CGRP [calcitonin gene–related peptide (CGRP)] et inhibe son activité. Le rôle de cette voie biologique dans la genèse des céphalées de l’AVF et l’efficacité apparente du galcanezumab dans leur prévention, sur la foi d’études préliminaires, sont à l’origine d’un essai randomisé, mené à double insu contre placebo. Ont été inclus des patients atteints d’une migraine connue et symptomatique avec : (1) des antécédents de phases évolutives durant chacune au moins six semaines ; (2) au moins quatre phases de ce type ; (3) pas plus de huit migraines par jour.

Dans le groupe traité, le galcanezumab (à la dose de 300 mg) a été administré par voie sous-cutanée à l’état basal et au bout d’un mois. Le critère de jugement primaire a pris en compte la fréquence hebdomadaire des accès céphalalgiques entre les semaines 1 et 3 qui ont suivi l’administration de la première dose. Le critère secondaire principal, pour sa part, a reposé sur le pourcentage de patients chez lesquels la fréquence hebdomadaire des accès a diminué d’au moins 50 % à la 3ème semaine de l’étude. C’est un journal électronique tenu quotidiennement par les participants lors d’une phase préalable à l’essai qui a permis d’estimer les caractéristiques évolutives basales de l’AVF. Cette procédure a été maintenue pendant la phase de double insu.

Efficacité: moins d’accès céphalalgiques sous galcanezumab

 Cette étude randomisée plaide en faveur de l’efficacité de cet antagoniste du CGRP dans la prévention des accès céphalalgiques épisodiques caractéristiques de l’AVF quand il est administré à la dose de 300 mg par voie sous-cutanée v sur la base d’une injection mensuelle. Ces résultats, pour encourageants qu’ils soient, doivent être confirmés sur une plus grande échelle avant de se concrétiser par un progrès thérapeutique à l’aune du quotidien… très attendu par les patients atteints de cette affection rare mais invalidante, voire dévastatrice.

Avril 2019

Information de la société francaise de neurologie

Quatre chercheurs français reçoivent le « Brain Prize » de la fondation danoise Lundbeck. 
 
Le Brain Prize est un prix international qui récompense un scientifique (ou plus généralement un petit groupe de scientifiques) pour l’importance de leur recherche en neurosciences. Cette année la neurologie française peut s’enorgueillir de voir 4 des siens, Marie-Germaine Bousser, Hugues Chabriat , Anne Joutel et Elisabeth Tournier-Lasserve, recevoir ce prix prestigieux, doté d’un montant d’un million d’euros. Ce prix récompense leurs travaux sur le CADASIL, initiés il y a plus de 30 ans à partir d’une observation clinique d’infarctus lacunaires avec troubles cognitifs, migraine, et anomalies particulières de la substance blanche en IRM.

Ils ont eu le mérite de reconnaitre le caractère familial de cette affection (Tournier-Lasserve E, Stroke, 1991), et très rapidement d’identifier son spectre clinique (Chabriat H et al, Lancet 1995) et la mutation du gène NOTCH 3 (Joutel A et al, Nature 1996). De nos jours le CADASIL est identifié sur tous les continents et est la maladie génétique des petits vaisseaux intra-cérébraux la plus fréquente. La Société Française de Neurologie est fière de voir ce prix prestigieux décerné à 4 membres de la communauté neurologique et scientifique française.

Ce prix illustre une recherche de qualité dont le point de départ est clinique et digne d’une reconnaissance de ce niveau. Nos félicitations vont à Marie-Germaine Bousser, Hugues Chabriat , Anne Joutel et Elisabeth Tournier-Lasserve pour cette reconnaissance. Cette maladie s’associe à une maladie migraineuse.

Pour l’instant les migraines sans aura et les migraines avec  aura sont des maladies familiales souvent mais non déclarées comme génétiqaues