reconfortmigraine

Archives 2015

BREVES MIGRAINE décembre 2015

Céphalées de l’enfant : faire la différence entre migraine et céphalée de tension est un problème fréquent chez l’enfant.

Les antécédents familiaux : Soit il est facile de retrouver dans la famille, des personnes connues pour avoir mal à la tête régulièrement ou connues comme migraineuses.
Soit, il faut remonter dans l’enfance car certains parents peuvent ne plus présenter de crises alors qu’ils en présentaient 20 ans auparavant. Un tiers des migraineux adultes ne savent pas qu’ils sont porteurs de migraine: les pseudo-diagnostics de crise de foie, crise de sinusite sont les plus souvent portés.

Quel est le profil des crises ?
> L’enfant arrive-t-il à distinguer un petit mal de tête qui lui permet de continuer ses activités habituelles de la grosse crise qui l’oblige à cesser toute occupation ?
> Quelle est la durée des crises les plus fortes?
> Quelle est la fréquence des maux de tête ?

Quelles sont les caractéristiques de la crise ?
> Le mal de tête est d’un seul côté du crâne (unilatéral)
> Le mal de tête est bilatéral ou central
> La douleur est pulsatile (comme le cœur qui bat)
> Il y a des pleurs pendant le mal de tête
> La douleur est augmentée par l’activité physique (monter les escaliers, courir…)
> Il existe une envie de vomir (nausées)
> Il y a des vomissements
> Le bruit est pénible
> La lumière est pénible
> Un mal de ventre est associé au mal de tête
> Des vertiges accompagnent le mal de tête
> L’enfant est pâle, les yeux sont cernés
> L’enfant recherche le sommeil
> Une amélioration se retrouve au réveil
> L’enfant ou l’adolescent voit il des choses « bizarres » ( taches brillantes, vision floue, colorée, déformée) avant le début du mal de tête ?

Au total
La migraine est une céphalée sévère évoluant par crises stéréotypées avec une céphalée frontale, bitemporale ou unilatérale; des signes digestifs marqués (nausées voire vomissements), un caractère pulsatile, une phonophobie, une photophobie sont très souvent retrouvés. Durant les crises migraineuses, l’intensité douloureuse est élevée , les enfants arrêtent souvent leur activité, pleurent dans la moitié des cas. Parfois des douleurs abdominales sont associées ainsi que des vertiges. Le sommeil est bien souvent réparateur. La pâleur inaugurale est très souvent retrouvée : l’enfant est décrit comme « livide », « cadavériques » avec les yeux « creux », « cernés ».

HYPERLINK « http://www.migraine-enfant.org/pro_s5_contenu.htm » \l « haut5 »

La céphalée de tension
Elle est plus fréquente chez l’adulte que chez l’enfant, correspond à une céphalée moins intense, survenant volontiers en fin de journée ; elle est souvent liée au « stress » ; on retrouve tout autant une tension psychologique qu’une tension musculaire. La céphalée de tension est très souvent associée à de véritables crises migraineuses ; ces tableaux mixtes sont souvent source de confusion diagnostique, l’analyse sémiologique doit alors se concentrer sur les crises dont l’intensité est la plus sévère.

Prise en charge
L’abstention thérapeutique médicamenteuse est la règle . Le plus souvent, avec un peu de repos, la céphalée cède. Si elle reste invalidante, l’utilisation épisodique de paracétamol est possible. Les méthodes de relaxation sont une bonne indication.

Les céphalées chroniques
Elles peuvent survenir sur un terrain migraineux connu ou non. Elles peuvent avoir été précédées d’authentiques crises de migraine.

La céphalée chronique quotidienne se définit comme une céphalée présente quasiment en permanence, avec parfois des moments de répit. Le plus souvent un fond continu douloureux existe, avec lequel l’enfant s’est parfois « habitué » à vivre. Ceci conduit à des plaintes intermittentes : parfois l’enfant signale la douleur, puis retourne jouer ; parfois il se plaint en permanence ; d’autres fois, il arrête de se plaindre, mais si on lui pose la question il répondra qu’il a mal. L’entourage de l’enfant a donc du mal à se faire une opinion et en vient souvent à douter de la réalité de cette douleur. Le plus souvent, dans ce contexte, on retrouve soit une anxiété massive de l’enfant, parfois cachée ou méconnue de l’enfant lui-même et de son entourage ; d’autres fois, il s’agira d’une fatigue importante, avec un excès de travail scolaire, un retard de sommeil, voire de vrais troubles du sommeil, là aussi souvent dans un contexte de tension psychologique. D’authentiques dépressions et troubles psychologiques sévères sont parfois à l’origine de ces céphalées chroniques.

Prise en charge

– Selon la gravité du tableau, le traitement consister en des méthodes de relaxation ou auto-hypnose et/ou un travail psychothérapeutique.

– Les traitement habituels de la crise de migraine ne sont pas indiqués. Ils sont le plus souvent complètement inefficaces et des risques de surdosage existent.

– Parfois, en attendant l’efficacité des méthodes non pharmacologiques, un traitement de fond médicamenteux pourra être prescrit, le plus souvent l’imipramine.

HYPERLINK « http://www.migraine-enfant.org/pro_s5_contenu.htm » \l « haut5 » INCLUDEPICTURE « http://www.migraine-enfant.org/3_SITE%20PRO/images/haut_page.gif » \* MERGEFORMATINET

Brèves réconfort migraine aout/septembre 2015

Pilule et migraine

La triple association migraine, tabac, pilule multiplie par 35 le risque cardio vasculaire

La femme migraineuse a un risque vasculaire légèrement augmenté par rapport à la non migraineuse jusqu’à l’âge de 40 ans

La pilule oestro progestative est en théorie contre indiquée en cas de migraine avec Aura, il faut s’orienter vers une pilule progestative mais le risque réel n’est pas encore analysé.

Pas de contre indication aux contraceptions mécaniques type stérilet hormonal (faibles doses de Lévonorgestrel) ou non.

La contraception orale oestro progestative peut aggraver, améliorer ou ne pas modifier une maladie migraineuse.

Brèves migraine de mai 2015

Mécanisme de l’aura migraineuse : une aura précède parfois la céphalée dans la migraine. Avant tout visuelle, elle est le plus souvent un scotome (« trou ») scintillant dans le champ visuel bordé d’une ligne hachurée brillante prenant la forme de « fortifications à la vauban ».

Ce trouble va envahir le champ visuel en 10 à 30 minutes. Il est lié au passage sur le cortex visuel (situé à la partie postérieure du cerveau) de la dépolarisation corticale.

Brèves du mois d’Avril 2015

Migraine : la FDA autorise la neurostimulation électrique transcutanée

Après l’Europe, la Food and Drug Administration autorise le 1er système de neurostimulation électrique transcutanée (TENS) pour prévenir les migraines : le dispositif Cefaly.

Fermeture de FOP pour AVC et migraine : le FOP est une communication entre les deux oreillettes cardiaques, anomalie fréquente pouvant parfois être un facteur de risque d’accident vasculaire. Il est possible de fermer un FOP: Il en ressort que la place de la fermeture des FOP dans les AVC est de plus en plus renforcée. En revanche, dans la migraine, il n’y a pas d’indication actuellement à rechercher ni à fermer un FOP, en dehors du cadre des essais prospectifs.

Brèves de mars 2015

Stimulation du nerf grand occipital dans l’Algie vasculaire de la face.

Les AVF pouvant bénéficier d’une technique chirurgicale sont les formes chroniques depuis trois ans avec crises quotidiennes et résistantes aux traitements pharmacologiques (lithium, Isoptine).

Parmi les techniques proposées, la Stimulation du nerf grand occipital a été essayée. Cette technique aspécifique a déjà été utilisée dans la migraine chronique. La stimulation doit être bilatérale pour éviter la bascule de la douleur pouvant survenir dans 30% des cas. Cette stimulation entraîne des paresthésies en rapport avec l’effet thérapeutique. Cet effet thérapeutique apparaît après plusieurs semaines et dans 70% des cas la fréquence des crises se trouve diminuée de 50%. Pour l’instant pas d’indication officiel. Elle doit être proposée avant toute chirurgie lourde car à faible risque mais à coût élevé

Brèves de février 2015

SYNDROME des JAMBES sans REPOS

Est un trouble neurologique fréquent pouvant être isolé mais plus fréquent dans la maladie de parkinson et la Sclérose en plaques. En revanche poser le diagnostic de syndrome des jambes sans repos et en l’absence de signes associés il n’ya pas à rechercher une autre pathologie.

La clinique est simple, il s’agit d’un besoin impérieux de bouger les jambes avec sensations décrites de façon variable : brulures, picotements, limite douleur, survenant au repos assis ou couché et soulagé très rapidement au mouvement.

Ce trouble parfois périodique, parfois chronique a un caractère bénin mais le retentissement peut être considérable avec perturbation majeur du sommeil et épuisement. Considérer ce trouble comme anodin est une erreur grave.

Pour le traitement déconseillés et désormais n’existant plus tous les dérivés ergotés. Les Dopaminergique sont efficace, mais probablement aussi la prégabaline, la L Dopa.

TRAITEMENTS PAR VOIE ORALE dans la SEP

Deux traitements de première ligne viennent d’être commercialisé le Tecfidera et l’Aubagio dont le bénéfice « officiel » est à efficacité similaire une forme orale au lieu d’une forme injectable. Il se pose la question du changement de traitement qualifié de « complaisance » que je dirai non coupable chez des patients arrivant à saturation physique et morale pour les formes injectables de même que la mise sous traitement d’un syndrome cliniquement isolé à haut risque de développer une SEP qui n’a pas encore l’AMM malgré les preuves scientifiques. Tout ceci rappelle  l’apparition des interférons dont l’indication a évolué avec toujours un retard sur la réalité.

NEDA 4 Nouvelle définition des patients libre d’évolution en y intégrant aussi l’atrophie en plus de l’absence d’évolution clinique et l’absence d’évolution IRM. No Evidence of Disease Activity.

Brèves de janvier 2015

Syndrome radiologiquement isolé : anomalies constatées à l’IRM très évocatrices de SEP alors que le patient n’a jamais présenté d’atteinte neurologique. Une étude fine de ces patients montrent un score de fatigue et une qualité de vie altérée chez ces patients en faveur d’une maladie qui a probablement déjà débutée.

Syndrome cliniquement isolé : l’IRM reste le marqueur de risque principal car si les critères radiologiques de SEP dont présents 85 à90% es patients vont évoluer vers une SEP définie. D’où l’importance d’un traitement précoce au début de la maladie, période ou la composante inflammatoire est la plus marquée. Pour les formes dites bénignes de SEP 38% ont un handicap cognitif ou social.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *